Carte des PFAS dans l'eau du robinet : taux par commune, département et région
Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle étape a été franchie dans la surveillance des PFAS présents dans l’eau potable en France : elle est désormais obligatoire. À partir des analyses publiques disponibles, nous avons dressé l'état des lieux, commune par commune, de la contamination de l’eau du robinet par ces "polluants éternels". Verdict : le taux moyen de PFAS en France s’établit à 0,023 µg/L. Les dernières analyses réalisées sur chaque réseau d’eau potable montrent que 28 réseaux dépassent la norme réglementaire de 0,1 µg/L, soit 0,3 % des réseaux analysés.
| 📊 Taux moyen de PFAS en France | 0,023 µg/L |
|---|---|
| ⛔ Nombre de réseaux d'eau avec un taux non conforme de PFAS (> 0,1 µg/L) | 28 sur les 8687 analysés |
| ✅ Nombre de réseaux ayant publié une analyse de la teneur en PFAS au 01/11/2025 | 8687 (soit 37,20% du nombre total de réseaux) |
Source : Selectra, sur la base des chiffres du ministère des Solidarités et de la Santé au 01/11/2025, taux moyen non-pondérés de l'analyse la plus récente des réseaux disposant d'une analyse des PFAS au 01/11/2025.
Liste des communes qui dépassent le taux de PFAS
En matière de PFAS dans l'eau, la valeur limite réglementaire est fixée à 0,1 µg par litre d’eau du robinet. Les analyses ne sont devenues obligatoires qu’à partir de janvier 2026. Aujourd'hui, de nombreux distributeurs publient leurs résultats concernant les PFAS : 8687 réseaux d’eau potable, sur les 23351 recensés en France, ont fait l'objet de contrôles portant sur la somme des 20 PFAS réglementés.
Les données présentées sur cette page sont issues du fichier officiel du contrôle sanitaire de l’eau potable, mis à disposition par l’État sur la plateforme des données publiques françaises. Au 28/01, les données vont jusqu'au 01/11/2025. Lorsqu'une valeur est "inférieure à 0,001" ou "inférieure au SEUIL", nous la considérons comme valant zéro dans les moyennes.
Ce jeu de données, actualisé chaque mois, recense pour chaque réseau d’eau potable le dernier résultat d’analyse disponible concernant les PFAS. À noter qu’un même réseau peut alimenter une ou plusieurs communes, et qu’à l’inverse, une commune peut être desservie par plusieurs réseaux distincts.
Dans certains cas, les résultats publiés peuvent être antérieurs à deux mois. Cela s’explique par l’absence de nouveau prélèvement réalisé par le distributeur d’eau ou par l’Agence régionale de santé (ARS) permettant de remettre en cause la dernière analyse connue.
Les résultats sont qualifiés de « conformes » ou « non conformes » selon qu’ils respectent ou non la valeur limite réglementaire de 0,1 µg/L, fixée par l’Union européenne pour la somme de 20 substances PFAS.
À partir de ces données brutes, nous calculons des moyennes de concentration en PFAS à différentes échelles territoriales : nationale, régionale et départementale.
- Moyenne nationale : moyenne des concentrations en PFAS calculée à partir des communes ayant fait l’objet d’au moins un prélèvement, pondérée par le nombre de communes analysées.
- Moyenne départementale : moyenne des concentrations en PFAS des communes du département disposant de données, pondérée par la population des communes concernées.
- Moyenne régionale : moyenne des résultats départementaux au sein d’une région, chaque département étant pondéré en fonction du nombre de communes analysées.
Attention : certains prélèvements réalisés sur les réseaux d’eau potable peuvent ne pas apparaître dans les jeux de données en open data mis à disposition par l’État. Les résultats présentés correspondent donc aux informations publiquement disponibles à date.
En savoir plus sur notre méthodologie de calcul Voir moins
Nous présentons ici les résultats d'analyse des PFAS les plus récents disponibles en open data, pour les réseaux d'eau concernés par un dépassement de la norme réglementaire en vigueur (soit 0,1 µg/L).
| Réseau | Communes | Dernier relevé publié |
|---|---|---|
| LOUPPY SUR LOISON | Louppy-sur-Loison | 2.2 µg/L, relevé le 21/11/2025 |
| VILLY | Villy | 1.859 µg/L, relevé le 17/11/2025 |
| JUVIGNY SUR LOISON | Juvigny-sur-Loison | 1.8 µg/L, relevé le 21/11/2025 |
| HAN LES JUVIGNY | Han-lès-Juvigny | 1.4 µg/L, relevé le 21/11/2025 |
| HARAUCOURT | Haraucourt | 0.857 µg/L, relevé le 25/11/2025 |
| ARRENTES-DE-CORCIEUX | Arrentès-de-Corcieux | 0.77 µg/L, relevé le 19/11/2025 |
| BLOTZHEIM | Blotzheim | 0.61 µg/L, relevé le 21/11/2025 |
| MALANDRY | Malandry | 0.559 µg/L, relevé le 21/08/2025 |
| S20 VALLEE DE LA CHIERS | Blagny et Linay | 0.47 µg/L, relevé le 17/11/2025 |
| NEUWILLER | Neuwiller | 0.46 µg/L, relevé le 25/11/2025 |
| ARRENTES-DE-CORCIEUX | Arrentès-de-Corcieux | 0.77 µg/L, relevé le 19/11/2025 |
| BLOTZHEIM | Blotzheim | 0.61 µg/L, relevé le 21/11/2025 |
| MALANDRY | Malandry | 0.559 µg/L, relevé le 21/08/2025 |
| S20 VALLEE DE LA CHIERS | Blagny et Linay | 0.47 µg/L, relevé le 17/11/2025 |
| NEUWILLER | Neuwiller | 0.46 µg/L, relevé le 25/11/2025 |
| SIAEP DE BREUCHES | Brotte-lès-Luxeuil, La Chapelle-lès-Luxeuil, Éhuns, Équevilley, Meurcourt, Ormoiche, Sainte-Marie-en-Chaux, Velorcey, La Villedieu-en-Fontenette, Villers-lès-Luxeuil, Visoncourt, Abelcourt, Breuches, Betoncourt-lès-Brotte et Baudoncourt | 0.408 µg/L, relevé le 18/08/2025 |
| LANDRES ET SAINT GEORGES | Landres-et-Saint-Georges | 0.299 µg/L, relevé le 05/09/2025 |
| BAYONVILLE | Bayonville | 0.271 µg/L, relevé le 07/11/2025 |
| BEFFU ET LE MORTHOMME | Beffu-et-le-Morthomme | 0.271 µg/L, relevé le 07/11/2025 |
| S68 REGION DE THENORGUES | Verpel, Thénorgues, Imécourt et Buzancy | 0.271 µg/L, relevé le 07/11/2025 |
| MONTIGNY-LES-METZ 2 | Augny, Féy, Marly et Montigny-lès-Metz | 0.19 µg/L, relevé le 05/09/2025 |
| MARIAC TRAPAYAC | Mariac | 0.174 µg/L, relevé le 24/11/2025 |
| FOS-SUR-MER | Fos-sur-Mer | 0.16 µg/L, relevé le 26/11/2025 |
| DISTRIBUTION SLA SECTEUR SAINT LOUIS | Saint-Louis, Huningue, Hésingue, Buschwiller, Hégenheim et Village-Neuf | 0.15 µg/L, relevé le 26/11/2025 |
| REMOIVILLE | Remoiville | 0.15 µg/L, relevé le 21/11/2025 |
| RESEAU TENDON LEVERS HAUT | Tendon | 0.15 µg/L, relevé le 04/11/2025 |
| CHASSE SUR RHONE | Chasse-sur-Rhône | 0.139 µg/L, relevé le 23/05/2025 |
| SIEA DE LA REGION DE DOLE SUD | Parcey, Dole, Villette-lès-Dole, Foucherans, Crissey et Choisey | 0.135 µg/L, relevé le 14/10/2025 |
| RENAGE - CRIEL | Renage | 0.128 µg/L, relevé le 23/07/2025 |
| AUBORD | Aubord | 0.112 µg/L, relevé le 17/11/2025 |
| THIL NIEVROZ | Niévroz et Thil | 0.106 µg/L, relevé le 28/11/2025 |
| LEDENON-SERNHAC | Lédenon | 0.104 µg/L, relevé le 03/11/2025 |
| COUFROUGE-LACAPELLE BARRES | Lacapelle-Barrès | 0.101 µg/L, relevé le 15/05/2025 |
Les résultats sont présentés par ordre décroissant de concentration en PFAS, selon le dernier relevé d'analyse publié en open data mis à disposition par l'État.
Focus : les 3 communes aux taux de PFAS les plus élevés en France
- Sur le réseau d’eau de LOUPPY SUR LOISON, le taux de PFAS observé est de 2,200 µg/L, soit 22 fois le seuil réglementaire de 0,1 µg/L (dernier prélèvement : 21/11/2025).
- Le deuxième plus haut taux mesuré est relevé sur le réseau d’eau de VILLY : 1,859 µg/L, soit 19 fois le seuil réglementaire (dernier prélèvement : 17/11/2025).
- En troisième position, le réseau d’eau de JUVIGNY SUR LOISON atteint 1,800 µg/L, soit 18 fois le seuil réglementaire (dernier prélèvement : 21/11/2025).
Taux de PFAS élevé : l'usage de l'eau à des fins alimentaires est-il possible ?
Sur recommandations de l'ARS Grand Est, l'usage de l'eau du robinet à des fins alimentaires (et notamment dans la préparation des biberons) doit être suspendue jusqu'à nouvel ordre dans les communes suivantes :
- Dans les Ardennes, une douzaine de communes : Villy, Malandry, Blagny, Linay, Haraucourt, Bayonville, Beffu-et-le-Morthomme, Landres-et-Saint-Georges, Thénorgues, Imecourt, Verpel, et le Hameau de Sivry (Buzancy).
- Dans la Meuse, 4 communes : Juvigny-sur-Loison, Louppy-sur-Loison, Han-lès-Juvigny et Remoiville.
L'ARS Gand-Est précise néanmoins que les autres usages de l’eau du robinet (hygiène, cuisson et lavage) restent autorisés.
À quoi sert la loi n° 2025-188 du 27 février 2025 ?
Adoptée en février 2025, cette loi vise à mieux encadrer l’exposition de la population aux PFAS, ces substances chimiques très persistantes surnommées « polluants éternels ». En matière d’eau potable, elle renforce la surveillance sanitaire, met à jour les seuils réglementaires et améliore l’information du public sur les sources de contamination.
L’objectif n’est pas d’éliminer totalement les PFAS — aujourd’hui omniprésents dans l’environnement — mais d’en réduire fortement les usages et les rejets industriels, afin de limiter leur accumulation et de mieux protéger la santé publique sur le long terme.
Test : votre commune respecte-t-elle les seuils de PFAS ?
Nous avons compilé l’ensemble des analyses de la qualité de l’eau potable disponibles en open data sur le territoire français (dernière mise à jour des données : 01/11/2025). Grâce à notre outil, vous pouvez rechercher votre commune et consulter les derniers niveaux connus de PFAS dans l’eau du robinet que vous consommez.
Ma commune respecte-t-elle les normes de PFAS dans l'eau du robinet ?
Nous récupérons les données de votre commune
Lorsqu’un dépassement du seuil réglementaire est constaté, la procédure est strictement encadrée par le Code de la santé publique (article R.1321-26). Le fournisseur d’eau doit d’abord alerter les autorités : le maire de la commune concernée, l’Agence régionale de santé (ARS) et, par son intermédiaire, le préfet.
Il est ensuite tenu de mener une enquête pour identifier l’origine du dépassement et de mettre en œuvre des mesures correctives afin de rétablir la qualité de l’eau. Cela peut aller, dans certains cas, jusqu’à la fermeture d’un captage contaminé.
Si ces actions ne suffisent pas, le fournisseur peut solliciter auprès du préfet une dérogation temporaire aux limites de qualité. Dans tous les cas, il a l’obligation d’informer les consommateurs lorsque l’eau distribuée n’est pas conforme — le plus souvent via le site du distributeur, la mairie ou des affichages locaux.
Carte de la pollution PFAS de l'eau par Département
Pour établir la carte et le tableau ci-dessous, nous avons calculé la moyenne des concentrations en PFAS mesurées sur l’ensemble des réseaux d’eau potable ayant réalisé des analyses, département par département. Certains départements, ne disposent, à ce stade, d’aucune analyse de PFAS publiée en open data.
Cette absence de données constitue en soi un sujet de vigilance. Depuis janvier 2026, les Agences régionales de santé (ARS) ont l’obligation de veiller à la mise en œuvre de ces contrôles afin de garantir un suivi sanitaire homogène des PFAS dans l'eau sur l’ensemble du territoire.
Les dernières analyses disponibles, réalisées sur l’ensemble des réseaux d’eau potable, montrent qu’aucun département ne présente de situation globalement non conforme : à l’échelle départementale, les concentrations moyennes en PFAS restent donc conformes au seuil réglementaire sur tout le territoire.
Néanmoins, comme vous pouvez le constater sur la carte ci-dessous, un ou plusieurs départements présentent des taux moyens de concentration de PFAS qui frôlent la limite de 0,1 µg/L (> à 0,09 µg/L). Ils restent pour autant conformes aux réglementations en vigueur.
PFAS dans l’eau du robinet : la moyenne par département
Cette carte présente la concentration moyenne en PFAS mesurée dans chaque département à partir des analyses publiées en open data.
Échelle de lecture :
du vert foncé (départements ayant les plus faibles concentrations en PFAS)
au rouge foncé (départements ayant les plus hauts taux de concentrations en PFAS).
En gris : données non disponibles.
| Département | Taux moyen et nombre de communes testées |
|---|---|
| Pyrénées-Atlantiques (64) | 0.094 µg/L en moyenne (549 / 558 communes testées)conforme |
| Landes (40) | 0.093 µg/L en moyenne (116 / 330 communes testées)conforme |
| Hautes-Pyrénées (65) | 0.076 µg/L en moyenne (272 / 479 communes testées)conforme |
| Cantal (15) | 0.069 µg/L en moyenne (152 / 250 communes testées)conforme |
| Ardennes (08) | 0.068 µg/L en moyenne (373 / 449 communes testées)conforme |
| Alpes-Maritimes (06) | 0.067 µg/L en moyenne (148 / 163 communes testées)conforme |
| Hautes-Alpes (05) | 0.063 µg/L en moyenne (160 / 162 communes testées)conforme |
| Jura (39) | 0.057 µg/L en moyenne (373 / 544 communes testées)conforme |
| Aisne (02) | 0.05 µg/L en moyenne (6 / 800 communes testées)conforme |
| Vienne (86) | 0.046 µg/L en moyenne (165 / 266 communes testées)conforme |
| Haute-Saône (70) | 0.045 µg/L en moyenne (356 / 539 communes testées)conforme |
| Haute-Garonne (31) | 0.044 µg/L en moyenne (259 / 587 communes testées)conforme |
| Lot-et-Garonne (47) | 0.044 µg/L en moyenne (254 / 323 communes testées)conforme |
| Aveyron (12) | 0.044 µg/L en moyenne (189 / 285 communes testées)conforme |
| Tarn-et-Garonne (82) | 0.044 µg/L en moyenne (77 / 195 communes testées)conforme |
| Lozère (48) | 0.044 µg/L en moyenne (1 / 166 communes testées)conforme |
| Rhône (69) | 0.041 µg/L en moyenne (207 / 278 communes testées)conforme |
| Var (83) | 0.04 µg/L en moyenne (148 / 153 communes testées)conforme |
| Loiret (45) | 0.039 µg/L en moyenne (140 / 339 communes testées)conforme |
| Oise (60) | 0.037 µg/L en moyenne (345 / 679 communes testées)conforme |
| Yonne (89) | 0.037 µg/L en moyenne (308 / 423 communes testées)conforme |
| Ardèche (07) | 0.035 µg/L en moyenne (320 / 335 communes testées)conforme |
| Bouches-du-Rhône (13) | 0.032 µg/L en moyenne (132 / 135 communes testées)conforme |
| Savoie (73) | 0.032 µg/L en moyenne (192 / 275 communes testées)conforme |
| Gard (30) | 0.031 µg/L en moyenne (182 / 353 communes testées)conforme |
| Isère (38) | 0.031 µg/L en moyenne (316 / 528 communes testées)conforme |
| Yvelines (78) | 0.03 µg/L en moyenne (211 / 259 communes testées)conforme |
| Eure-et-Loir (28) | 0.028 µg/L en moyenne (307 / 375 communes testées)conforme |
| Drôme (26) | 0.028 µg/L en moyenne (189 / 366 communes testées)conforme |
| Alpes-de-Haute-Provence (04) | 0.028 µg/L en moyenne (197 / 200 communes testées)conforme |
| Marne (51) | 0.027 µg/L en moyenne (520 / 612 communes testées)conforme |
| Doubs (25) | 0.026 µg/L en moyenne (391 / 581 communes testées)conforme |
| Hérault (34) | 0.025 µg/L en moyenne (127 / 344 communes testées)conforme |
| Aude (11) | 0.023 µg/L en moyenne (159 / 433 communes testées)conforme |
| Saône-et-Loire (71) | 0.022 µg/L en moyenne (442 / 565 communes testées)conforme |
| Ain (01) | 0.022 µg/L en moyenne (310 / 398 communes testées)conforme |
| Tarn (81) | 0.022 µg/L en moyenne (237 / 313 communes testées)conforme |
| Vaucluse (84) | 0.022 µg/L en moyenne (151 / 151 communes testées)conforme |
| Haute-Savoie (74) | 0.02 µg/L en moyenne (84 / 283 communes testées)conforme |
| Gers (32) | 0.019 µg/L en moyenne (372 / 461 communes testées)conforme |
| Nièvre (58) | 0.018 µg/L en moyenne (259 / 309 communes testées)conforme |
| Haut-Rhin (68) | 0.018 µg/L en moyenne (364 / 366 communes testées)conforme |
| Lot (46) | 0.017 µg/L en moyenne (214 / 322 communes testées)conforme |
| Allier (03) | 0.017 µg/L en moyenne (294 / 317 communes testées)conforme |
| Cher (18) | 0.017 µg/L en moyenne (275 / 287 communes testées)conforme |
| Loire (42) | 0.016 µg/L en moyenne (263 / 326 communes testées)conforme |
| Seine-et-Marne (77) | 0.016 µg/L en moyenne (290 / 507 communes testées)conforme |
| Pas-de-Calais (62) | 0.015 µg/L en moyenne (44 / 905 communes testées)conforme |
| Puy-de-Dôme (63) | 0.015 µg/L en moyenne (384 / 480 communes testées)conforme |
| Meuse (55) | 0.013 µg/L en moyenne (389 / 499 communes testées)conforme |
| Seine-Maritime (76) | 0.013 µg/L en moyenne (486 / 709 communes testées)conforme |
| Moselle (57) | 0.012 µg/L en moyenne (722 / 725 communes testées)conforme |
| Maine-et-Loire (49) | 0.011 µg/L en moyenne (203 / 246 communes testées)conforme |
| Territoire de Belfort (90) | 0.01 µg/L en moyenne (69 / 101 communes testées)conforme |
| Morbihan (56) | 0.01 µg/L en moyenne (198 / 250 communes testées)conforme |
| Paris (75) | 0.01 µg/L en moyenne (1 / 22 communes testées)conforme |
| Pyrénées-Orientales (66) | 0.009 µg/L en moyenne (115 / 235 communes testées)conforme |
| Val-d'Oise (95) | 0.009 µg/L en moyenne (115 / 186 communes testées)conforme |
| Indre (36) | 0.009 µg/L en moyenne (214 / 244 communes testées)conforme |
| Hauts-de-Seine (92) | 0.008 µg/L en moyenne (11 / 36 communes testées)conforme |
| Loire-Atlantique (44) | 0.008 µg/L en moyenne (185 / 236 communes testées)conforme |
| Bas-Rhin (67) | 0.007 µg/L en moyenne (477 / 517 communes testées)conforme |
| Ille-et-Vilaine (35) | 0.006 µg/L en moyenne (315 / 334 communes testées)conforme |
| Finistère (29) | 0.006 µg/L en moyenne (266 / 279 communes testées)conforme |
| Vosges (88) | 0.006 µg/L en moyenne (331 / 508 communes testées)conforme |
| Haute-Marne (52) | 0.005 µg/L en moyenne (323 / 422 communes testées)conforme |
| Haute-Loire (43) | 0.005 µg/L en moyenne (124 / 264 communes testées)conforme |
| Aube (10) | 0.005 µg/L en moyenne (320 / 431 communes testées)conforme |
| Seine-Saint-Denis (93) | 0.005 µg/L en moyenne (39 / 40 communes testées)conforme |
| Meurthe-et-Moselle (54) | 0.005 µg/L en moyenne (546 / 594 communes testées)conforme |
| Essonne (91) | 0.005 µg/L en moyenne (161 / 194 communes testées)conforme |
| Val-de-Marne (94) | 0.004 µg/L en moyenne (45 / 47 communes testées)conforme |
| Eure (27) | 0.004 µg/L en moyenne (44 / 600 communes testées)conforme |
| Loir-et-Cher (41) | 0.004 µg/L en moyenne (187 / 278 communes testées)conforme |
| Indre-et-Loire (37) | 0.003 µg/L en moyenne (250 / 272 communes testées)conforme |
| Côte-d'Or (21) | 0.003 µg/L en moyenne (479 / 698 communes testées)conforme |
| Gironde (33) | 0.003 µg/L en moyenne (470 / 537 communes testées)conforme |
| Vendée (85) | 0.003 µg/L en moyenne (193 / 258 communes testées)conforme |
| Charente (16) | 0.003 µg/L en moyenne (367 / 376 communes testées)conforme |
| Deux-Sèvres (79) | 0.002 µg/L en moyenne (244 / 258 communes testées)conforme |
| Somme (80) | 0.002 µg/L en moyenne (22 / 772 communes testées)conforme |
| Ariège (09) | 0.002 µg/L en moyenne (154 / 327 communes testées)conforme |
| Côtes-d'Armor (22) | 0.002 µg/L en moyenne (238 / 362 communes testées)conforme |
| Sarthe (72) | 0.002 µg/L en moyenne (349 / 357 communes testées)conforme |
| Mayenne (53) | 0.002 µg/L en moyenne (220 / 249 communes testées)conforme |
| Corrèze (19) | 0.001 µg/L en moyenne (259 / 281 communes testées)conforme |
| Calvados (14) | 0.001 µg/L en moyenne (460 / 550 communes testées)conforme |
| Orne (61) | 0.001 µg/L en moyenne (351 / 393 communes testées)conforme |
| Creuse (23) | 0.001 µg/L en moyenne (131 / 257 communes testées)conforme |
| Manche (50) | 0.001 µg/L en moyenne (425 / 457 communes testées)conforme |
| Haute-Vienne (87) | 0 µg/L en moyenne (191 / 195 communes testées)conforme |
| Charente-Maritime (17) | 0 µg/L en moyenne (458 / 467 communes testées)conforme |
| Dordogne (24) | 0 µg/L en moyenne (82 / 514 communes testées)conforme |
Les résultats sont présentés par ordre décroissant de concentration en PFAS. Les moyennes départementales de concentration en PFAS sont calculés sur la base des taux observés dans les communes du département disposant de données, pondérés par la population des communes concernées.
Voici la liste des départements pour lesquels aucun résultat d'analyse des PFAS n'a encore été publié au 01/11/2025 : Corse-du-Sud, Haute-Corse, Nord, Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte.
Carte des PFAS de l'eau par Région
En appliquant les mêmes calculs aux régions, les trois régions présentant les plus hauts taux de PFAS mesurés dans l'eau du robinet sont :
- Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Hauts-de-France
- Occitanie
À l’échelle régionale, les dernières analyses disponibles montrent qu’aucune région ne présente de situation globalement non conforme. Les concentrations moyennes en PFAS restent en-dessous des seuils réglementaires sur l’ensemble des réseaux analysés.
PFAS dans l’eau du robinet : la moyenne par région
Cette carte colore chaque département selon la moyenne de sa région (même couleur au sein d’une même région).
Échelle de lecture :
du vert foncé (régions ayant les plus faibles concentrations en PFAS)
au rouge foncé (régions ayant les plus fortes concentrations en PFAS).
Nous n'avons pas de données pour la Corse.
| Région | Taux moyen et nombre de communes testées |
|---|---|
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 0.042 µg/L en moyenne (936 / 964 communes testées)conforme |
| Hauts-de-France | 0.033 µg/L en moyenne (417 / 3156 communes testées)conforme |
| Occitanie | 0.031 µg/L en moyenne (2358 / 4500 communes testées)conforme |
| Bourgogne-Franche-Comté | 0.028 µg/L en moyenne (2677 / 3760 communes testées)conforme |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 0.027 µg/L en moyenne (2835 / 4100 communes testées)conforme |
| Nouvelle-Aquitaine | 0.026 µg/L en moyenne (3286 / 4362 communes testées)conforme |
| Grand Est | 0.016 µg/L en moyenne (4365 / 5123 communes testées)conforme |
| Centre-Val de Loire | 0.016 µg/L en moyenne (1373 / 1795 communes testées)conforme |
| Île-de-France | 0.015 µg/L en moyenne (873 / 1291 communes testées)conforme |
| Bretagne | 0.006 µg/L en moyenne (1017 / 1225 communes testées)conforme |
| Pays de la Loire | 0.005 µg/L en moyenne (1150 / 1346 communes testées)conforme |
| Normandie | 0.004 µg/L en moyenne (1766 / 2709 communes testées)conforme |
Les résultats sont présentés par ordre décroissant de concentration en PFAS. La moyenne régionale se base sur les résultats départementaux au sein de chaque région, chaque département étant pondéré en fonction du nombre de communes analysées.
De plus en plus de réseaux d’eau disposent de données sur les PFAS en France
La courbe met en évidence une évolution nette de la surveillance des PFAS dans l’eau potable. Longtemps limitée, l’intégration de la mesure des PFAS dans les analyses s’est progressivement développée à partir de fin 2024, avant de s'intensifier au cours de l'année 2025.
Cette dynamique s’inscrit dans le contexte de la montée en charge des dispositifs de contrôle, à l’approche de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2026, de l’obligation réglementaire de surveillance des PFAS. Les Agences régionales de santé (ARS) et les distributeurs d’eau ont ainsi élargi progressivement leurs programmes d’analyses afin d’anticiper cette échéance.
En pratique, le nombre de réseaux disposant de données de concentration en PFAS a augmenté en quelques mois, marquant un élargissement significatif du périmètre de surveillance. Cette évolution constitue un préalable essentiel pour mieux caractériser l’exposition des populations, comparer les situations locales et orienter, le cas échéant, les actions de suivi ou de correction.
Données obtenus par le biais d'un calcul effectué par Selectra, sur la base des open data publiques disponibles à date.
PFAS : de quoi parle-t-on exactement ?
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) désignent une vaste famille de substances chimiques, qui compte aujourd’hui plusieurs milliers de composés - l'OCDE en liste 4730, mais la littérature sur le sujet en évoque bien plus. Elles sont utilisées depuis des décennies pour leurs propriétés de résistance à l’eau, aux graisses, aux taches et parfois à la chaleur. Cette stabilité chimique, recherchée dans de nombreux usages, explique aussi leur persistance dans l’environnement, à l’origine de leur surnom de « polluants éternels ».
Pourquoi les PFAS sont-ils massivement utilisés ?
Les PFAS sont employés comme revêtements ou additifs pour conférer des propriétés spécifiques à de nombreux produits :
- ustensiles de cuisine antiadhésifs,
- emballages alimentaires traités,
- textiles imperméables,
- mousses anti-incendie,
- ou encore certaines applications industrielles (nettoyage ultra-fin des surfaces des composants électroniques, traitements des composants exposés à de fortes contraintes thermiques dans l'automobile, additifs dans certains matériaux utilisés dans le bâtiment, etc.).
Leur efficacité technique explique leur diffusion rapide, parfois avant que leurs impacts sanitaires et environnementaux ne soient pleinement documentés.
Où les PFAS sont-ils le plus souvent détectés ?
Les PFAS sont aujourd’hui présents à l’échelle mondiale, mais des concentrations plus élevées sont régulièrement observées à proximité de sources identifiées :
- sites industriels utilisant ou ayant utilisé des PFAS,
- zones d’entraînement ou d’intervention utilisant des mousses anti-incendie (aéroports, bases militaires),
- ou encore secteurs impactés par des rejets historiques et des sols contaminés (Zwijndrecht en Belgique, Ronby en Suède, Parkersburg aux EU, etc.).
Du fait de leur mobilité, ces substances peuvent également se retrouver loin de leur point d’émission initial.
Quels sont les risques sanitaires associés aux PFAS ?
L’attention portée aux PFAS repose sur leur persistance et, pour certains d’entre eux, leur capacité à s’accumuler dans l’organisme. Les principales voies d’exposition de la population sont l’alimentation et, selon les territoires, l’eau destinée à la consommation humaine.
Les expertises sanitaires disponibles associent certaines expositions à des effets potentiels sur :
- le cholestérol,
- le foie,
- les reins,
- la reproduction,
- le développement,
- ou encore le système immunitaire, le tout avec des niveaux de preuve variables selon les substances étudiées.
Les seuils applicables aux PFAS ont évolué au fil des avancées scientifiques et restent discutés. Plusieurs travaux suggèrent que certains effets sanitaires pourraient apparaître à des niveaux d’exposition inférieurs aux valeurs réglementaires actuelles, ce qui alimente les débats sur l’adéquation des normes et sur la nécessité d’une approche plus globale pour une famille de substances très hétérogène.
Pourquoi les PFAS restent peu connus du grand public en France ?
Le scandale de l'usine de Parkersburg du chimiste américain DuPont a révélé au public américain les risques associés aux PFAS grâce à une médiatisation importante et au film « Dark Waters » (2019). La société avait sciemment laissé s'accumuler dans l'environnement de son usine des PFAS alors qu'elle était consciente de leurs risques pour la santé. En France, le sujet est longtemps resté cantonné aux sphères scientifiques, réglementaires et industrielles. L’extension récente des contrôles et la publication progressive de données publiques participent toutefois à une meilleure visibilité du sujet.